Zone blanche pour Blanca
pièce de théâtre de Bernard Anton
(14 tableaux)
à paraître très bientôt
Présentation
Cette pièce de théâtre explore une tragédie invisible de notre siècle : celle d’un progrès technologique devenu si absolu qu’il ne tolère plus de transgression.
À travers la métaphore de la « zone blanche » et de l’hypersensibilité électromagnétique, le texte fait le procès de la déshumanisation des choix politiques et économiques. Le conflit réside dans un dilemme tragique où chaque camp revendique ses droits. Le maire défend la survie collective d’un village qui s’éteint, Jean et les citoyens défendent la survie d’une malade.
Victoria incarne le pouvoir corporatif poli, légaliste, froidement pragmatique. Face à elle, la structure démocratique s’effondre. L’auteur pose une question fondamentale : que reste-t-il de notre humanité et de nos lois lorsque le bien commun est dicté par des impératifs de rentabilité et de connexions de réseau ?
Zone Blanche pour Blanca est un huis clos à ciel ouvert où le silence (les ondes, l’injustice) est plus assourdissant que les mots.
Éditions Rouge-gorge d’Amérique
Note sur l'auteur
L’œuvre prolifique de Bernard Anton PhD est empreinte de sagesse et d’humanisme. Plusieurs critiques ont souligné la qualité de sa langue et l’acuité de sa réflexion qui traite de thèmes fondamentaux. Qualifié de « magicien des mots », il ajoute fraîcheur et lumière au langage, et transcrit l’indicible, voire l’absolu. Ses écrits, toujours en dialogue avec le monde actuel, rappellent l’urgence universelle d’aimer et de survivre ensemble malgré les drames et la finitude. Le bien-être et la qualité de vie des autres guident ses actions.
Autres pièces de théâtre de Bernard Anton :
Déconfiture des escobars (traduction anglasie : Defeat of the Impostors)
Textos ardents (traduction anglaise : Fiery Texting)
Jouvenceflore (traduction anglaise : Youthflora)
Publié par Bernard Anton PhD et Rouge-gorge d’Amérique
ISBN de la version PDF : 978-2-9825053-7-7
Dépôt légal : 4e trimestre 2026
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives nationales du Canada
Copyright © Bernard Anton PhD, 2026
Tous droits protégés
« L’humain et sa sécurité doivent constituer
la première préoccupation
de toute aventure technologique. »
Albert Einstein
Ce qui attend le lecteur
Un village suspendu entre la terre et la modernité, entre le cœur et l’acier.
Un mal sournois. La révolte gronde sous les feuilles mortes.
L’histoire d’un lieu, d’une vie, au bord du silence et de l’oubli.
La fragilité d’un souffle contre la froideur du métal. Une lutte pour que la vie triomphe.
Au confluent de la force et de la faiblesse, de l’espoir et du désespoir,
la dernière suprême rixe d’un village au bout du monde.
Face au dilemme du progrès et de la survie, de la raison et du cœur,
comment préserver ce qui fait de nous des humains ?
Il est des lieux où le silence n’est pas vide, mais vivant. Haute-Roche, ultime refuge d’une paix,
menacée par l’emprise gigantesque des télécoms.
Lorsque la tour de fer s’élève sur la montagne, une communauté se trouve menacée.
À quel prix l’avenir s’impose-t-il sur le passé ?
Une malade, un village, un maire déchiré. Un drame intime et universel se joue.
Une guerre impitoyable s’ouvre, défiant l’omnipotence des télécoms.
Une pièce où l’âme humaine et l’environnement affrontent le monstre : une tour.
À Haute-Roche, une résistance invincible contre le béton et l’acier qui s’abattent.
Mais qui écoutera les voix légitimes du cœur ?
Un village précaire, une sentinelle démunie face à la tempête technologique.
Les télécoms avancent, sans se retourner, laissant des vies brisées et des cris étouffés
qui cherchent encore leurs droits, leur dignité, leur humanité.
Dans un coin du monde où l’air est précieux, une tour vient tout gâcher.
Un combat contre des forces morbides, avec des conséquences bien réelles.
À l’ombre d’une tour qui s’élève, un village lutte pour ne pas disparaître
sous le vacarme des ondes.
Cette pièce est une invitation à écouter le silence qui fulmine.
La vulnérabilité contre une montagne d’acier.
La bataille angoissante d’un village pour son âme.
Quand l’ère numérique empiète sur la vie, peut-on résister ?
Condamnation, pollution, domination, espoir ?
Un infime et courageux bastion face à l’assaut brutal de l’empire des télécoms,
sous le regard indifférent des élus et de la démocratie.
Un affrontement cruel, un territoire en sursis.
Le cri muet de la nature face à la machine.
Avant-propos
À Haute-Roche, village réel perché au cœur des montagnes, le silence est un sanctuaire fragile. Blanca, infirmière brisée par le moisi des hôpitaux, y trouve enfin un refuge loin des ondes et du bruit du monde. Mais son havre de paix est en péril sous l’ombre imminente d’une tour cellulaire imposée par la logique des télécommunications.
Entre résistance et compromis, entre espoir et trahison, les habitants sont confrontés à un dilemme cruel : préserver leur environnement et leur santé, ou céder face à une promesse illusoire de développement économique. Le bon maire Armand Delacroix, tiraillé entre ses principes et la pression des puissances, devra choisir le camp de son âme. Cet élu, dévoué, mais acculé par la faillite de sa commune, glisse dans le compromis.
Zone blanche pour Blanca, écrite à l’encre douloureuse d’une expérience vécue dans ma région, explore les conflits d’aujourd’hui. Qui triomphera, la technologie ou l’humanité ? Triste choix d’une intensité dramatique bouleversante. Pourquoi ne pas tout harmoniser pour qu’il n’y ait aucun perdant ? Dans cette fresque poétique se jouent le destin d’une communauté, l’ultime combat pour la dignité et le droit à la santé.
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Blanca, personnage central à la santé fragile, incarne la vulnérabilité d’une humanité trop souvent sacrifiée sur l’autel du progrès et de l’argent. Elle est le symbole de tous ceux que la société écrase sans bruit, ceux dont la voix se perd dans les priorités des intérêts économiques et politiques. Cet être faible, isolé, porteur d’une vérité essentielle, se voit condamné non par la justice, mais par le poids des décisions des élus Ces derniers ne répondent même pas à ses doléances.
Les décisions bureaucratiques, prises depuis une tour d’ivoire, en rupture avec les aspirations citoyennes, sont-elles admissibles en démocratie ? La gestion administrative publique peut-elle être piégée, voire brimée par des lobbies toxiques ? Les élites ont peur d’affronter ce véritable débat en public.
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Je dénonce dans cette tragédie non pas une fatalité, mais une mauvaise volonté des dirigeants qui méprisent les citoyens. Dans ce contexte inique, les faibles perdent avant même d’avoir une chance d’être entendus. J’invite toutes les parties à reprendre la parole et à réinventer une démocratie vraie, où la santé, la nature, l’environnement, la justice pour les plus fragiles ne soient pas des variables d’ajustement, mais le socle de toute décision.
Je lance un appel vibrant. Que jamais plus les empires financiers, coupés de la réalité citoyenne, ne piétinent les vies humaines ! Que la démocratie ne soit plus un masque, mais une réalité vivante, capable de protéger ceux que le système oublie !
Ici, le faible ne doit pas perdre. C’est une affaire de dignité, d’équité et de justice sociale.
Chers lecteurs, plongez dans ce voyage poignant où le silence devient tension extrême et révolte. Écoutez une voix qui s’élève dans le vent, fragile, indomptable, tellement humaine. Voix qui ne demande qu’à vivre.
Bernard Anton
De courts extraits de la pièce seront publiés ici
après sa parution